Journal des Futurs #142 – Vers la nécessité d’une hybridation technopolitique et militaire de l’Europe

L’Europe fait face à un bouleversement stratégique mondial marqué par la guerre en Ukraine, la montée de la Chine et le désengagement américain. L’ordre occidental est contesté par les BRICS et le Sud global, rendant l’Europe plus vulnérable. La dépendance aux ressources stratégiques et la crise démocratique affaiblissent sa résilience. Les guerres modernes s’étendent au numérique et à l’économie, exigeant une adaptation rapide mais durable. L’Europe doit renforcer sa souveraineté et repenser son modèle de gouvernance. Elle est également dans l’obligation de renforcer sa coopération en matière de défense et d’innovation technologique pour faire face aux nouvelles menaces. L’unité des États membres est essentielle pour peser sur la scène internationale et éviter une fragmentation interne. Enfin, l’adaptation aux crises climatiques et énergétiques sera déterminante pour garantir sa stabilité et son influence à long terme.


Mieux vaut un ordre mondial injuste que pas d’ordre du tout, répétait souvent Henry Kissinger. Si cet ordre existe bel et bien, son injustice frappe avant tout les États qui ne se préparent pas aux bouleversements. Or, l’Europe accumule les revers stratégiques depuis plusieurs années. L’invasion russe de l’Ukraine, précédée par la crise du Covid-19 et, plus encore, par le choc financier de 2008, a révélé avec une brutalité saisissante ses profondes failles en matière d’autonomie politique, logistique et économique. Bien que la prise de conscience progresse, l’Europe reste paralysée, assistant impuissante aux transformations du monde. Ballottée entre panique et indignation, elle peine à formuler une réponse claire et déterminée face aux défis qui s’accumulent. Plus récemment, la perspective d’un retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a achevé de mettre en lumière la vulnérabilité européenne. Son rapprochement ambigu avec la Russie, combiné à une résurgence des ambitions expansionnistes dans la droite ligne de la doctrine Monroe[1] et du slogan America First, semble porter un coup fatal aux dernières illusions européennes en matière de sécurité extérieure. Les signes annonciateurs d’un désengagement progressif des États-Unis vis-à-vis de l’Europe étaient visibles depuis plusieurs années. En réalité, Donald Trump ne fait qu’exprimer avec plus de force et de véhémence ce que nombre de démocrates pensaient déjà, mais formulaient avec davantage de subtilité sous Joe Biden et Barack Obama.

Toutefois, les économies européenne et américaine restent profondément imbriquées, notamment dans le domaine de la défense. Pour certains pays européens, bâtir une autonomie stratégique reviendrait à reconstruire – certes de manière souveraine, mais à un coût bien plus élevé – ce dont ils bénéficient déjà sous le parapluie américain. Les traités d’alliance ne sont pas caducs et la coopération interalliée perdurera, mais sous quelle forme ? À ce titre, la réponse européenne demeure incertaine. Dans le conflit russo-ukrainien, la position américaine est sans ambiguïté : aucune troupe ne sera déployée. Un cessez-le-feu, s’il devait survenir, ne constituerait qu’une pause temporaire sans résoudre les causes profondes du conflit. Une paix durable, bien que souhaitable, reste hautement incertaine. D’ici 2030, la Russie pourrait tirer parti de la situation pour renforcer considérablement ses capacités militaires. Forte de troupes aguerries par des combats de haute intensité, elle disposerait alors d’un avantage tactique majeur face aux forces européennes, redéfinissant ainsi les équilibres stratégiques, notamment autour d’Odessa. Ce réalignement stratégique ne concerne pas uniquement l’Europe ; il s’inscrit dans un basculement plus large de la puissance américaine sur l’échiquier mondial. Certains analystes considèrent même que la guerre en Ukraine joue le rôle de banc d’essai pour l’armement et les doctrines militaires, prélude à une confrontation plus vaste en mer de Chine. Ce parallèle rappelle la guerre civile espagnole (1936-1939), qui annonça certaines stratégies employées lors de la Seconde Guerre mondiale.

Jusqu’alors hyperpuissance incontestée, les États-Unis traversent une phase de fragmentation qui limite leur capacité à projeter leur influence. Ce repli est à la fois stratégique, économique, identitaire et énergétique. Fractures culturelles, tensions communautaires et catastrophes environnementales récurrentes affaiblissent leur cohésion interne. Face à la montée en puissance de la Chine, Washington réoriente progressivement ses priorités vers l’Indopacifique, reléguant l’Europe au second plan. L’hégémonie américaine, et plus largement occidentale, n’est plus seulement contestée : elle est ouvertement et unilatéralement remise en cause, notamment par Pékin, BRICS et la majorité du sud global. Cette dynamique, décrite par Graham Allison[2] comme le « piège de Thucydide », fait écho aux propos d’Aristophane disant que ce sont leurs ennemis, et non leurs amis, qui poussèrent les cités à bâtir de hautes murailles.

Destruction ou clarification de l’ordre mondial ?

L’après 1945 et l’ébauche d’une organisation mondiale via l’ONU avaient posé les jalons d’un temps de prospérité et de réductions de la violence sans précédent dans l’histoire humaine et ce malgré les différents conflits survenus et la globalisation des échanges fut sans conteste l’un des facteurs majeurs de sa réalisation. Cependant, c’est aujourd’hui ce même facteur qui bouleverse l’ordre établi en raison de l’interdépendance économique globale. Celle-ci repose sur une dynamique asymétrique : les nations les plus riches (presque exclusivement occidentales) dépendent largement des matières premières extraites des pays en développement, notamment en Afrique et en Amérique du Sud. Par ailleurs, le PIB est avant tout un indicateur de consommation, étroitement lié à la pollution, plutôt qu’une véritable mesure de la création de richesse. Cette interdépendance, combinée à la croissance rapide de la population mondiale, au dépassement du pic pétrolier et à l’intensification des phénomènes climatiques, a profondément reconfiguré les dynamiques mondiales, engendrant une contraction simultanée de l’énergie, de l’économie et de la politique, toutes inextricablement liées[3].  Plus que la force brute, c’est bien l’accès aux ressources stratégiques – énergie, métaux critiques ou terres rares, terres arables qui redessine les alliances et alimente les tensions internationales via l’intercompétition étatique. Ces leviers conditionnent les politiques d’approvisionnement et façonnent les rivalités entre États. Thémistocle disait que Qui domine les mers domine le monde, autrement dit les flux d’échanges et les réseaux. Aujourd’hui, la puissance de calcul, les réseaux de câbles de télécommunications, l’abondance énergétique et l’autonomie alimentaire sont les nouveaux piliers de la domination mondiale.

L’économie de marché s’est révélée parfois plus redoutable qu’une armée en campagne : le désir du blue-jean et du rock’n’roll a contribué à l’effondrement des idéaux communistes autant, sinon plus, que l’US Army. On a souvent interprété la chute de l’URSS et l’ouverture économique initiée par Deng Xiaoping à partir des années 1970 comme la victoire du capitalisme et de son idéologie. Pourtant, il s’agit avant tout du triomphe du consumérisme, bien plus que de celui des idées libérales et démocratiques. La Chine illustre parfaitement cette dynamique. Comme le montre Les Cygnes sauvages de Jung Chang, le pays a su faire du désir de consommation un levier de stabilité, là où l’URSS, enfermée dans son idéologie rigide, a manqué de flexibilité. En favorisant l’essor d’une classe moyenne prospère et en facilitant l’accès aux biens de consommation, Pékin a préservé sa cohésion nationale selon une logique de panem et circenses[4], garantissant ainsi la pérennité du régime. Sous la direction de Xi Jinping, la Chine a renforcé son influence en intégrant habilement les règles du jeu économique mondial à son avantage, tout en marquant une rupture avec l’ordre précédent. Contrairement à l’URSS, qui imposait un modèle rigide, elle a su maîtriser la consommation pour asseoir sa stabilité, faisant de sa classe moyenne le pilier central de son équilibre politique. Mais cette dyade entre l’État et une population davantage composée de consommateurs que de citoyens ne se limite pas aux seuls régimes illibéraux. Nos démocraties connaissent un phénomène similaire, à ceci près qu’il est davantage subi. Sans verser dans le jansénisme pascalien, l’excès de divertissement détourne l’attention au point d’altérer profondément la concentration, la perception du monde et la capacité à appréhender le réel. L’abstention, la résignation, la polarisation et l’atomisation sociale engendrent une perte progressive du sens collectif et une désaffection croissante pour la politique. Ce désengagement nourrit le chaos institutionnel et la défiance à l’égard des structures démocratiques. La crise politique et démocratique qui secoue l’Europe en est une conséquence directe.

Le manque d’opportunités claires, porteuses de sens, alimente un sentiment de désespoir qui s’apparente à un nihilisme ambiant, rappelant les réflexions d’Émile Durkheim sur le suicide. L’isolement grandissant et la numérisation des interactions humaines bouleversent les dynamiques sociales : les bars et terrasses se vident, tandis que plusieurs études attestent d’une baisse significative des relations intimes et sexuelles. En parallèle, la consommation effrénée de séries, d’antidépresseurs, de fast-food, de divertissements de masse et même la popularité croissante du MMA (Mixed Martial Arts) reflètent une quête de sensations fortes dans un monde où le lien humain s’érode. Peu à peu, la cohésion individuelle et collective s’effrite, fragilisant l’unité même de nos sociétés. Nous nous aseptisons en nous aimant moins, en nous touchant moins, en nous voyant moins.

Nos sociétés modernes, dopées à l’énergie et à la consommation, ont entretenu l’illusion que paix et prospérité constituaient la norme dans l’histoire humaine. Or, cette stabilité relative ne s’accompagne plus d’un véritable projet politique transformateur. Certes, un retour à la guerre totale reste peu probable, mais nous assistons à une dissolution progressive des frontières entre paix et conflit. Comme l’annonçaient Qiao Liang et Wang Xiangsui[5] dans La Guerre hors limites (1999), les affrontements du XXIe siècle ne se limitent plus aux opérations militaires : ils s’étendent désormais aux sphères économique, technologique et diplomatique, redéfinissant en profondeur les rapports de force mondiaux.

Aujourd’hui, la guerre se mène aussi dans les esprits. La guerre cognitive et informationnelle est sans doute la plus insidieuse. L’essor de l’intelligence artificielle et la saturation des flux d’informations brouillent la distinction entre vérité et désinformation, perturbant les processus démocratiques. Dès 2021, la Revue de défense nationale publie un document intitulé « Le cerveau humain sera-t-il l’ultime champ de bataille ? » écrit par le Colonel Jérôme Remanjon [6]. Une idée développée par Asma Mhalla[7]dans son ouvrage Technopolitique (2024) : nos cerveaux et notre attention sont devenus de véritables champs de bataille, manipulés par les réseaux sociaux et les plateformes numériques. L’ascension d’un Elon Musk au sein des cercles de pouvoir américains ne relève pas seulement d’une success story entrepreneuriale, mais illustre une évolution structurelle. À l’instar des barons voleurs[8] qui dominaient l’industrie américaine avant que Theodore Roosevelt ne brise leurs monopoles, les géants du numérique suivent une trajectoire similaire, façonnant désormais les rapports de force mondiaux.

Par ailleurs, les conflits se fragmentent et se déclenchent désormais sans déclaration officielle, reléguant la diplomatie au second plan. Les acteurs en présence ne sont plus uniquement des États : milices, cybercriminels, trafiquants, groupes religieux radicaux et autres entités informelles jouent un rôle croissant dans ces affrontements diffus.

La raréfaction des ressources alimente également de nouveaux foyers de tension. Les guerres civiles en Libye et en Syrie trouvent en partie leurs origines dans des crises environnementales : effondrement des ressources en eau, appauvrissement des terres agricoles. Ces conflits annoncent une multiplication des affrontements liés aux dérèglements climatiques, où désertification, montée des eaux et effondrement des écosystèmes provoqueront des migrations massives, exacerbant les tensions géopolitiques et favorisant l’émergence d’acteurs informels exploitant ces zones de rupture.

Paradoxalement, alors que les technologies militaires n’ont jamais été aussi avancées, leur déploiement reste tributaire de ressources limitées. La modernisation des forces armées repose sur une numérisation croissante, créant un dilemme entre l’augmentation des capacités technologiques et les contraintes énergétiques. À terme, la raréfaction des ressources pourrait par moments contraindre les États à arbitrer entre besoins civils et militaires, entraînant un retour forcé à des méthodes plus traditionnelles, comme la navigation au sextant ou l’ajustement des tirs d’artillerie à l’œil nu. En définitive, les conflits vont s’intensifier, tant en fréquence qu’en ampleur. Depuis l’Ukraine et Gaza, jamais dans l’histoire militaire moderne autant de munitions n’ont été utilisées dans une guerre conventionnelle.  Face à ces bouleversements, l’avenir de la France, de l’Europe et de la démocratie elle-même est remis en question. L’heure n’est plus seulement à l’analyse, mais à l’action.

L’Europe face à la guerre hybride : résilience, adaptation et souveraineté

Le major-général Vincent Giraud[9] et l’amiral Pierre Vandier[10] ont conjointement appelé à un réveil citoyen et à la mise en place urgente de ripostes résilientes à court, moyen et long terme. La question n’est plus de savoir si des conflits éclateront, mais bien quand, comment, où et contre qui ou quoi. Face à cet état de guerre permanent, souvent diffus et ambigu, une transformation structurelle – voire civilisationnelle – de notre gouvernance devient inéluctable. Nos sociétés tendent de plus en plus à refléter la complexité du monde : une dualité croissante où les sphères militaire et civile s’hybrident jusqu’à se confondre. Dans le domaine spatial, l’Europe devra s’affranchir de la dépendance aux États-Unis et à Starlink, en s’appuyant notamment sur les lanceurs Vega pour déployer ses propres constellations satellitaires orbitales, essentielles à un commandement interallié autonome et la garantie de télécommunications civiles de qualité. L’industrie de l’armement puisera massivement dans les innovations du secteur civil, tandis que la mobilisation générale et la transition vers une économie de guerre ne reposeront plus seulement sur le maniement des armes ou la réquisition de matériel et de matériaux, mais aussi sur la capacité à sécuriser les infrastructures numériques, à protéger les systèmes d’information et à anticiper les menaces financières ou climatiques. Comme le souligne Asma Mhalla, la guerre cognitive implique que chacun, à sa manière, deviendra un soldat. Il faudra se préparer à des coupures d’eau et d’électricité causées par des cyberattaques, assurer la continuité des chaînes d’approvisionnement face à des prises de contrôle hostiles, ou encore gérer les conséquences des catastrophes climatiques – inondations, incendies, sécheresses. Plus chaque individu sera conscient de ces enjeux, mieux les chocs seront absorbés. Dans ce cadre, la robotique et l’intelligence artificielle doivent être des outils pour mieux penser et mieux agir, plutôt que des leviers de passivité. C’est pourquoi les enjeux cognitifs, culturels, scientifiques et démocratiques doivent être appréhendés à une échelle plus large, dépassant le cercle des seuls convaincus. Toutefois, la résilience ne suffira pas : il faudra aussi être en mesure de contre-attaquer, par tous les moyens nécessaires. Si aujourd’hui l’ennemi désigné est la Russie de Vladimir Poutine, la paix avec Moscou finira par advenir tôt ou tard. Mais les adversaires de demain ne seront plus circonscrits à un État unique : ils seront partout et nulle part à la fois, qu’ils soient étatiques ou non. Aussi comme le rappelle le général néerlandais Tom Middendorp[11], les forces armées devront autant se préparer à affronter d’autres hommes qu’à combattre les éléments naturels. Les combats se dérouleront sur tous les fronts, sans règles ni clarté, plongeant le conflit dans un brouillard de guerre permanent.

À l’âge du Bronze, le Nouvel Empire égyptien réussit à survivre aux sécheresses et aux invasions des Peuples de la Mer grâce à un renforcement de l’appareil étatique, une meilleure gestion des ressources et une optimisation des communications entre les provinces. À l’inverse, son rival, l’Empire hittite, s’effondra quelques siècles après la bataille de Qadesh, qui l’avait opposé à l’Égypte dans l’actuelle Syrie, tandis que la Babylonie s’enfonçait dans l’isolement diplomatique. Au même moment, en Grèce, la civilisation mycénienne perdit l’usage de l’écriture et transforma son rapport à la royauté, amorçant une transition qui aboutit, plusieurs siècles plus tard, à la Grèce classique. Cette dernière, dotée d’un nouvel alphabet, allait rayonner à travers le monde par la richesse de sa culture et de sa pensée. De même, au XIe siècle de notre ère, les Mayas de l’ère post-classique réussirent à surmonter leurs luttes intestines en modifiant la nature même de leur pouvoir. Ils adoptèrent un système politique dit multepal, caractérisé par un partage du pouvoir, là où d’autres sociétés à structure fortement hiérarchique, comme Tiwanaku ou certaines cultures d’Amazonie ancienne, ne purent s’adapter aux bouleversements qui les frappaient.

Aujourd’hui, la situation présente d’inquiétantes similitudes avec ces précédents historiques. L’Europe doit donc repenser sa gouvernance à l’aune des mutations imposées par l’hybridation des conflits et les bouleversements climatiques. Si la force militaire demeure un instrument essentiel de puissance, elle ne saurait être l’alpha et l’oméga d’une stratégie globale. Une société ne survit pas aux bouleversements en restant figée ou rigide, mais en cultivant une capacité d’adaptation permanente. L’hybridation offrira cette plasticité, mais la résilience seule ne suffit pas. Il faut combattre la résignation et l’apathie ambiantes par un réalisme pragmatique, en phase avec les exigences du moment, tout en ravivant l’espoir des populations. Cela implique non seulement de garantir un avenir viable et des perspectives positives, mais aussi de préserver les acquis sociaux. C’est précisément pourquoi la défense de l’État de droit et des valeurs démocratiques est une nécessité absolue. Survivre ne suffit pas ; il faut une raison de vivre. Plutôt que de combattre pour mourir au nom d’une cause, mieux vaut se battre pour protéger les siens et préserver le simple bonheur de partager du temps avec eux. Faire société requiert un subtil équilibre entre horizontalité et verticalité. La confiance ne se décrète pas, elle se construit et se mérite. L’Europe, bien que fragilisée, possède bien plus d’atouts qu’il n’en faut pour relever les défis à venir. Encore faut-il qu’elle prenne pleinement conscience de sa force et de sa capacité à façonner son propre destin.

Paul Boucher

Chargé de mission chez Synopia
Ancien archéologue en Amazonie brésilienne
Professeur de relations internationales

[1] James Monroe fut président des Etats-Unis d’Amérique entre 1817 et 1825. Il décréta entre autres que l’ensemble du continent américain était une prérogative des Etats-Unis.
[2]  Chercheur américain en sciences politiques
[3] La population mondiale est passée de 1 milliard en 1900 à 8,2 milliards aujourd’hui, entraînant une explosion des émissions de CO₂ (4,2 à 50 milliards de tonnes entre 1850 et 2023). Plus de 50 % du PIB mondial (44 000 milliards $) dépend des ressources naturelles, avec 90 % du commerce maritime aggravant la pollution. Les catastrophes environnementales ont causé 380 milliards $ de pertes en 2023, et le changement climatique pourrait réduire le PIB mondial de 2,7 trillions $ d’ici 2030. En 2022, 32,6 millions de personnes ont été déplacées par des catastrophes climatiques, et jusqu’à 1,2 milliard pourraient devenir réfugiés d’ici 2050.
[4]  Du pain et des jeux
[5] Wang Xiangsui, ancien colonel de l’armée de l’air chinoise et aujourd’hui enseignant, ainsi que Qiao Liang, ancien général de l’armée de l’air devenu haut fonctionnaire.  
[6]  Jérôme REMANJON. Colonel. Directeur du groupe d’action études cohérence synthèse du Commandeur au NATO Allied Command Transformation (ACT).
[7]  Politologue et chercheuse à l’EHESS
[8]  Les barons voleurs (Robber Barons) du XIXe siècle désignent une élite industrielle et financière américaine ayant accumulé d’importantes fortunes grâce à des pratiques monopolistiques et une influence politique considérable, tout en jouant un rôle majeur dans le développement économique et philanthropique des États-Unis.[9] Général d’armée et chef du cabinet militaire du ministre des Armées.
[10]  Commandant suprême allié pour la transformation de l’OTAN.
[11] Ancien commandant en chef des forces armées du Royaume des Pays-Bas entre 2012 et 2017.

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